Description du produit
Comme presque toutes les figurines en terre cuite d’origine syrienne de cette période, cette statuette a été modelée à la main de manière très stylisée et presque instinctive ; elle est assise sur un tabouret simplifié.
Le sexe du personnage représenté n’est pas définissable de façon certaine : le geste des mains, ramenées vers la poitrine, est néanmoins une caractéristique de l’iconographie féminine. La riche parure (collier, diadème) semblerait également indiquer qu’on est en présence d’une figure féminine. Comme toujours dans l’art proche-oriental, les yeux sont énormes pour exprimer le lien de contemplation entre le dédiant de l’ex-voto et la divinité.
Il existe un grand nombre de variantes pour ce type d’effigies, qui sont difficiles à identifier avec précision : certaines statuettes féminines avec coiffure élaborée figurent Inanna/Ishtar (déesse de la guerre et de l’amour), d’autres sont peut-être l’image de la femme dédiant, d’autres, masculines, représentent des guerriers, d’autres, comme ici, sont assises, etc.
Mais la simplicité formelle ne diminue pas l’importance archéologique et religieuse des terres cuites mésopotamiennes : comme les images sacrées de nos saints patrons, souvent dédiées dans une église ou dans un petit sanctuaire rupestre, elles constituent un important témoignage de la piété populaire de cette époque.